S'en aller entre Paimpont et Tréhorenteuc, alors qu'un flot incessant de voitures descendent - comme l'on dit - vers les côtes bretonnes est un délectable plaisir. Au moment de quitter la voie rapide pour s'engager vers Saint Méen Le Grand, le grand vacarme s'arrête, tout net.
Déjà, au loin, se dessinent les grandes courbes brunes de l'orée de la fôrêt, alors que le jour se dissipe lentement.
Hâte de pénétrer dans ce mystère.
Le temps commence à prendre son temps. Puis la magie des noms de lieux :
Le miroir aux fées, la fontaine de Barenton, le sentier du Val sans retour, Morgane la fée, l'arbre d'or et le soleil qui se couche sur le lac de Paimpont.

Au hasard d'une longue marche en forêt, découvrir cet endroit.
Tas de petits cailloux, posés là. Depuis quand ? Par qui ? Pourquoi ? Qu'il est paisible de laisser l'imaginaire retrouver quelques vieux réflexes perdus dans les méandres d'une vie parfois trop agitée.

En pénétrant dans cette enclave rocheuse, l'oeil se fixe sur cette coulée rouge qui tombe du rocher. La légende dit, que c'est le sang des fées qui coule encore...

Je veux bien y croire encore et longtemps aux légendes. Surtout y retourner.